Véhicules électriques

Les ventes de ZEV au Canada ont augmenté de 20 % en mai, mais le taux de pénétration reste à un chiffre.

En mai 2026, les ventes de véhicules zéro émission au Canada ont augmenté de 20 % par rapport à l'année précédente, mais leur part de marché globale reste inférieure à 10 %, reflétant le ralentissement de la croissance du marché des véhicules électriques en Amérique du Nord et les défis politiques.

Selon les données récentes du secteur, en mai 2026, les ventes de véhicules zéro émission (VZE) au Canada ont augmenté de 20 % par rapport à la même période de l'année précédente, mais le taux de pénétration global du marché reste à un niveau à un chiffre. Cette tendance de croissance est similaire à celle observée dans d'autres marchés nord-américains, mais la faible pénétration met en évidence les défis profonds auxquels le pays est confronté dans le processus d'électrification des transports.

Contexte industriel

Le gouvernement fédéral canadien avait fixé un objectif de 20 % de VZE dans les ventes de voitures neuves d'ici 2026, mais les progrès réels sont nettement en retard. En 2025, la part de marché des VZE au Canada était d'environ 8,5 %, et la part cumulée sur les cinq premiers mois de 2026 reste inférieure à 9 %. Sur le plan politique, bien que les subventions fédérales et provinciales persistent, le recul des subventions dans certaines régions ou la complexité des procédures de demande freinent la volonté des consommateurs. Par ailleurs, la couverture insuffisante des infrastructures de recharge en dehors des zones densément peuplées limite la commodité d'utilisation des véhicules électriques.

Dynamique clé

La croissance des ventes de mai est principalement due à la livraison de plusieurs nouveaux modèles, notamment le Ford F-150 Lightning, le Chevrolet Silverado EV et les Hyundai IONIQ 5/6. La Tesla Model Y reste la championne des ventes, mais en Ontario, en raison d'ajustements politiques ayant entraîné la perte d'éligibilité aux subventions pour certains modèles Tesla, les ventes mensuelles ont légèrement baissé. De plus, des entreprises locales comme le fabricant de motos électriques Damon Motors en Colombie-Britannique et Lion Electric au Québec progressent également dans la livraison de camions électriques commerciaux.

Du point de vue de la chaîne d'approvisionnement, les prix des matières premières pour batteries ont continué de baisser au premier semestre 2026, avec un coût des batteries de puissance en baisse d'environ 15 % sur un an, offrant une marge de manœuvre pour la tarification des véhicules électriques d'entrée de gamme. Cependant, le Canada manque de gigafactories locales de batteries : l'usine de batteries en coentreprise entre LG Energy Solution et Stellantis n'est pas encore pleinement opérationnelle, tandis que le projet d'usine de batteries de Volkswagen en Ontario a été retardé en raison de problèmes de coûts.

Impact sur l'industrie

La faiblesse persistante du taux de pénétration a des répercussions en chaîne sur la chaîne industrielle. Les opérateurs de bornes de recharge, tels que FLO et ChargePoint, voient leur période de retour sur investissement prolongée au Canada ; les compagnies d'électricité sont confrontées à l'incertitude de la planification des charges de recharge ; sur le marché des véhicules d'occasion, la valeur résiduelle des VZE montre des divergences, certains modèles subissant une dépréciation accélérée en raison des progrès technologiques rapides.

Du point de vue de la concurrence, les constructeurs traditionnels, grâce à leurs modèles hybrides (hybrides rechargeables et à prolongateur d'autonomie), connaissent une croissance modérée sur le marché canadien, tandis que la part des véhicules purement électriques (BEV) est grignotée. Toyota, Hyundai et d'autres constructeurs japonais et coréens, forts de leur expérience en matière d'hybridation, élargissent leur gamme de modèles hybrides, tandis que Ford et General Motors ajustent leur rythme d'électrification et reportent certains projets de pick-up électriques.

Défis et risques

L'infrastructure de recharge reste le principal goulot d'étranglement. Bien que le gouvernement fédéral ait annoncé un financement d'un milliard de dollars canadiens pour la construction de bornes de recharge dans les régions éloignées, la mise en œuvre sur le terrain est lente. En 2026, le nombre total de bornes de recharge publiques au Canada devrait atteindre environ 35 000, mais les chargeurs rapides représentent moins de 40 % du total et se trouvent principalement au Québec et en Colombie-Britannique.

La confiance des consommateurs est affectée par les fluctuations politiques.La confiance des consommateurs est affectée par les fluctuations politiques. Après les élections fédérales de 2025, la position du nouveau gouvernement sur les subventions à l'électrification est floue, et des retards dans le traitement des demandes de subventions sont apparus dans certaines régions. Parallèlement, la hausse des prix de l'électricité et l'impact réel du froid sur l'autonomie sont fréquemment mentionnés par les consommateurs.

De plus, les risques de friction commerciale augmentent. Si les États-Unis imposent des droits de douane sur les véhicules électriques ou les batteries importés du Canada, cela affectera considérablement les coûts de la chaîne d'approvisionnement : les usines d'assemblage automobile canadiennes dépendent fortement des composants américains, et la plupart des modèles ZEV circulent dans le cadre de la zone de libre-échange nord-américaine.

Perspectives futures

Sur la base des tendances actuelles, le taux de pénétration des ZEV au Canada pourrait n'atteindre que 10 % à 11 % sur l'ensemble de l'année 2026, bien en deçà de l'objectif de 20 %. Cependant, plusieurs institutions prévoient qu'à partir de 2027, avec la mise en service de l'usine de batteries de Volkswagen et de l'usine LG/Stellantis, la baisse des coûts accélérera la pénétration du marché. Néanmoins, la stabilité des politiques et la rapidité de construction du réseau de recharge restent les variables clés déterminant le moment du point de basculement.

À long terme, le Canada prévoit d'atteindre zéro émission pour tous les nouveaux véhicules d'ici 2035. La réalisation de cet objectif dépendra non seulement des améliorations technologiques et de la réduction des coûts, mais aussi de politiques d'incitation coordonnées entre le gouvernement fédéral et les provinces, de normes de recharge unifiées et du soutien à l'expansion du réseau électrique.

Conclusion

Le marché canadien des ZEV se trouve à un stade où croissance et défis coexistent : une croissance à deux chiffres des ventes est un signal positif, mais un taux de pénétration à un seul chiffre indique que l'écosystème industriel doit encore être amélioré. La connexion au réseau électrique, la densité des infrastructures de recharge et la continuité des politiques sont les variables clés pour déterminer si le pays peut franchir le gouffre entre les premiers adoptants et le grand public.

Contexte de l’article · evindustryreport

evindustryreport replace cette note dans EV Industry Report publie des analyses et des briefings multilingues.; dates, noms et changements de statut restent à vérifier. Véhicules électriques / Batteries et stockage / Réseaux de recharge explique l'angle éditorial local: les Liens sources doivent être ouverts avant de reprendre le résumé.

Source URLs

  1. https://www.autonews.com/ev/anc-zev-sales-canada-may-increase-0715/Primary

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